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Où faire voler son drone ? Les bons plans et spots à trouver

En chacun de nous résonne cette petite voix, celle d’un télépilote consciencieux, qui se préoccupe de la sécurité avant tout.

 

Mais où ai-je le droit de voler, sous quelles conditions, et dans quel cadre ? Plusieurs facteurs déterminent si oui ou non un spot sera conforme.

 

Faire voler son drone en toute sécurité n’est pas seulement une obligation légale, mais surtout un devoir vis à vis des civils et autres appareils qui occupent l’espace aérien.

 

De façon générale, il n’est pas autorisé de dépasser les 150 mètres d’altitude hors zones habitées et explicitement interdit de voler en agglomération.

 

Les sanctions peuvent être très lourdes en cas de non-respect de ces règles, allant jusqu’à 45 000 euros d’amende et 1 an d’emprisonnement. Alors que cet article ne vous coûtera que quelques minutes, pour vous éviter bien des ennuis !

 

Geoportail : toujours vérifier avant de voler

Geoportail est un site gouvernemental qui recense et délimite les zones de vol par catégories. Attention tout de même à vérifier que vous n’êtes pas en agglomération car la carte peut prêter à confusion. Ne pas utiliser comme excuse la carte Géoportail, le bon sens prévaut toujours. Surtout si vous volez au dessus d’habitations ou humains.

 

Rendez-vous : Site de geoportail

Ou sur un site équivalent comme MACH 7 : https://www.mach7drone.com/

 

Une zone rouge signifie une interdiction de vol complète

Une zone rose indique un espace limité à 30 mètres d’altitude

Une zone orange à 50 mètres

Une zone jaune à 100 mètres

Pas de couleur signifie que le vol est limité à 150 mètres, le maximum autorisé dans tous les cas de figure.

 

Les clubs de modélisme

Avant même que les drones n’aient commencé à exister, les clubs de modélismes proposaient déjà des espaces privatisés pour réaliser des vols de manière tout à fait légale et encadrée. Seulement ces clubs ont tendance à se faire rares de nos jours, au profit de loups solitaires ayants achetés des drones sur internet, beaucoup plus simples à manier. Il est tentant de les utiliser un peu n’importe où.

La vraie nouveauté pour les pilotes de drones FPV racer, ce sont des espaces réservés et terrains agréés par la DGAC. Il n’est si facile de trouver ces lieux sur le net.

 

Pour retrouver tous les clubs de modélisme en France rendez-vous sur la page de la FFAM (fédération française de modélisme) : https://www.ffam.asso.fr/fr/pratiquer-l-aeromodelisme/trouver-un-club-pres-de-chez-vous.html

 

A propos de la réglementation qui régit l’utilisation des drones de loisir : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/drones-loisir-et-competition#e3%29

 

Les facteurs déterminants

 

Zones à risque et zones sensibles

La plupart du temps, voler à proximité d’une zone sensible telle qu’un aéroport ou base militaire, est formellement interdit. En effet, cela pourrait perturber l’espace aérien et mettre en danger la vie d’autrui.

 

Vol en ville

Voler dans une agglomération, une ville ou même au dessus d’habitations est également interdit. De la même manière que pour les zones à risque, les villes ne sont pas adaptées à l’utilisation d’un drone de loisir. Pour les professionnels, de rares autorisations sont délivrées par la DGAC et nécessitent un encadrement très particulier pour effectuer ce type de mission.

On a vite fait de se retrouver coincé si on ne veut pas avoir à parcourir 50 km pour pouvoir voler librement. Des espaces dédiés voient le jour dans les grandes agglomérations, notamment en région parisienne avec des terrains de foot indoor réhabilité pour l’occasion. N’hésitez pas à faire une recherche sur Google pour trouver un spot proche de chez vous.

 

Région parisienne

Droneez

Rosnyindoorclub

 

Alpes-maritimes – marché indoor privatisé lorsqu’il n’est pas occupé

MACNICE

 

Espaces privés

Il est interdit de survoler un terrain privé sans un accord préalable du propriétaire que ce soit en ville ou hors agglomération. Légalement parlant, il faudrait obtenir une autorisation signée mais en réalité pour un drone de loisir, un simple accord verbal sera suffisant. Donc si l’envie vous prend de voler sur un terrain privé non clôturé, pensez à vous renseigner ou à avertir un éventuel propriétaire avant de vous lancer.

Capturer des images ou survoler des habitations ou terrains privés est en contradiction avec la loi. Tout comme filmer des individus et s’en servir pour une publication en ligne sans autorisation. Il faut soit une autorisation de ces personnes, soit qu’il ne soit pas reconnaissables.

Le respect de la vie privée rentre dans le cadre de la loi informatique et libertés. Les personnes susceptibles d’être filmées même involontairement doivent en être informées lorsque le drone est équipé d’une caméra.

 

Voler dans son jardin

Si votre jardin est suffisamment grand pour vous le permettre, et je vous le souhaite, il est légal d’y utiliser son drone, à condition de ne pas avoir de vue direct sur des espaces privés mitoyens. Dans quel cas vous pourriez être considéré comme un voyeur par vos voisins. Du moment que vous conservez une altitude modérée, le bruit généré par vos hélices ne sera pas un motif valable pour vous interdire de voler. D’où l’intérêt de voler avec des appareils électriques.

 

 

Les applications de spot pour voler

Nous avons vu naître une flopée d’application de partage spécialement dédiées à la découverte de nouveaux spots de vol. Ni vous privez pas d’aller y ajouter vos coins secrets, vos proposition seront modérées et refusées si non conformes. Voici donc une liste non-exhaustive des applications connues à ce jours, libre à vous d’en chercher d’autres sur le net. Attention car ces sports sont parfois limités à 30 mètres, restriction difficile à juger à l’œil nu sur des modèles qui ne disposent pas d’altimètre.

  1. Dronespot.tech
  2. Dronespot.fr

 

Quand on est professionnel ?

Un professionnel, tout comme un particulier peut tout à faire utiliser son drone pour des tests ou le temps d’un weekend comme drone de loisir. Dans ce cas de figure, il n’est pas soumis aux règles qui lui sont imposées en tant que professionnel.

Pour une utilisation commerciale, les scénarios de vol sont à respecter et voler en ville est possible à condition d’avoir une autorisation spécifique au près de la préfecture concernée.

 

Le guide complet des activités particulières pour aéronefs non-habités

 

Ou voler mais surtout quand ?

Quel que soit l’endroit, voler de nuit avec un drone est formellement interdit. Surtout lorsque l’on sait qu’un pilote doit toujours garder son drone à vue, chose beaucoup plus compliquée à réaliser de nuit bien que la plupart des modèles soient équipés de led, ne l’utilisez pas comme prétexte pour une escapade nocturne. Les objets qui entourent le drone sont pas éclairés, et le risque de collision est difficile à éviter dans ces conditions. En tous cas, même les drones DJI relativement simple d’utilisation et équipés de capteurs, ne seront plus capables de détecter les obstacles dans la pénombre.

 

2 Responses

  1. Alexandre THOMAS
    Alexandre THOMAS
    |

    Bonjour, vous avez raison, la loi n’impose pas de demander l’avis au propriétaire du terrain survolé. Par contre, cela peut s’avérer utile de le faire dans certains cas, par respect et courtoisie et pour pouvoir travailler dans des conditions sereines !

  2. Malik Recoing
    Malik Recoing
    |

    Bonjour,

    Votre article est très clair et très utile pour les débutants. Cependant vous écrivez : “Il est interdit de survoler un terrain privé sans un accord préalable du propriétaire”.

    Sur quelle loi ou règlement fondez-vous cette règle ? Je sais que que ce principe semble de bon sens à priori mais je crois savoir qu’il n’est pas fondé en droit et que la diffusion de cet à priori nuit à la pratique du drone, en particulier aux professionnels.

    En pratique il faut imaginer ce qu’implique “demander l’accord du propriétaire” :
    1- Quelles sont les limites de cette propriété, dans bien des cas les plans cadastral sont insuffisants et lorsqu’on en vient à un litige il faut un géomètre expert pour les déterminer.
    2 – Qui est le propriétaire ? Même pour un notaire cela demande une requête complexe, dont la procédure peut prendre plusieurs jours. Alors pour un particulier… Et dans beaucoup de cas le propriétaire est une personne morale ce qui demande encore une recherche pour déterminer qui est le représentant en capacité de donner une telle autorisation.
    3 – Etre propriétaire ne veux pas du tout dire être en jouissance du lieu, il y a les fermages, les locations, les baux emphytéotique, et un tas d’autre cas particuliers où ce n’est pas le propriétaire qui a son mot à dire.

    Donc le principe semble de bon sens, mais il est naïf vis-a-vis de la réalité. Dans la pratique : si notre vol déborde largement chez un voisin, sans survoler de personne, et sans que ce voisin ou sa maison devienne le sujet de la captation, il n’y a pas de “trouble de la jouissance” ni “effraction” ni “atteinte à la dignité” ni “violation de la vie privée”. Je pense que la réglementation est maintenant suffisamment fournie pour ne pas lui en rajouter des chapitres inapplicables.

    Merci pour vos précisions.

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