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DJI renforce son système de geofencing des aéroports avec GEO 2.0

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Depuis 2013, le constructeur de drones DJI met en place un service de Geofencing, intitulé GEO (Geospatial Environment Online), sur ses drones multirotors. L’objectif ? Empêcher ou restreindre les survols de zones sensibles comme les prisons, les aéroports ou les centrales nucléaires. DJI vient d’annoncer la sortie d’une nouvelle version du système, GEO 2.0, qui arrivera mi-février en Europe via des mises à jour du logiciel DJI GO 4. 


Quels sont les apports de la version 2.0 ?

 

  • La représentation des zones aéroportuaires

La première version du service représentait les zones aéroportuaires sous forme de cercles, administrées de façon binaire : autorisation ou interdiction de vol.

Les aéroports sont à présent matérialisés en 3D à la manière d’un « nœud papillon » composé de zones centrées autour des aéroports et de zones recouvrant leurs pistes (Cf. vidéo ci-dessous). Cette nouvelle configuration plus flexible permet aux télépilotes de voler jusqu’à une certaine hauteur sur des zones parallèles aux pistes.

 

 

  •  La classification des aéroports

Autre nouveauté, les aéroports sont désormais classés selon 3 niveaux de risques : « High risk » ; « Medium risk » ; « Low risk » avec des emprises différentes selon les catégories :

« Restricted zone » : zone accessible uniquement après demande auprès de DJI,
« Authorization Zone » : zone accessible de façon temporaire après un déblocage de DJI,
« Enhanced warning » : zone accessible après lecture d’un message d’avertissement,
« Altitude zone » : zone interdite de vol au-dessus d’une hauteur de 60 ou 120 m.

 

 

  • Les ZRT

La version 2.0 inclut également des ZRT (zones de restrictions temporaires de vol) à partir de données collectées par EuroControl pour sécuriser des événements ou des catastrophes naturelles.


Quels sont les drones concernés ?

Cette mise à jour concerne le Phantom 4, les Mavic Pro, les Matrice 200, le Spark et l’Inspire 2. Le Phantom 3, l’Inspire 1, les Matrice 100 et 600 conserveront quant à eux le système GEO 1.0.
 

Un système limité

Bien que des avancées sont notables depuis la version 1.0, GEO 2.0 présente encore quelques limites.

Tout d’abord, les zones représentées dans GEO 2.0 tendent à se rapprocher des zones déterminées par la réglementation française, mais ne correspondent pas en tout point.

Par ailleurs, GEO 2.0 ne recouvre pas la totalité des pays européens, 19 pays pour un total de 32.

Nous vous conseillons donc en plus de vous référer au guide des activités particulières DGAC (p.37).